Remacle Le Loup, Le château de Hermal, gravure, 1735 – détail.
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Et au XXIe siècle...





En septembre 2002, la première pierre de la station d'épuration des eaux d'Engis est posée sur la rive droite, dans le parc d'activités industrielles de Hermalle.
Grâce à deux réseaux de collecteurs (celui du Roua qui dessert Hermalle-sous-Huy et celui d'Engis qui véhicule plus de 90 % de la charge), elle traite  les eaux usées de la rive gauche de la Meuse via un réseau de collecteurs et de stations de pompage établis sur les communes d'Engis, de Flémalle, de Saint-Georges-sur-Meuse et de Grâce-Hollogne. Le collecteur d'Engis traverse la Meuse à hauteur du pont d'Engis et rejoint la station de pompage sur la rive droite où les eaux sont relevées pour pouvoir s'écouler gravitairement vers la station d'épuration.
Cette station est la première à posséder un centre de traitement des huiles, graisses et autres flottants provenant des déshuileurs et fosses à flottants d'autres stations d'épuration et constitue l'un des quatre maillons qui doivent permettre l'assainissement de la Meuse en Province de Liège.  Les travaux, dont cout quelques six millions sept-cents-mille euros, se terminent fin 2004.

En près de 200 ans (de 1807 à 2003), la population est passée de 514 à 1422 habitants, notamment par l'immigration italienne, l'adjonction d'une cité de petits propriétaires terriens (la Cité des Ris construite sur un terrain pourvu de ruisseaux - les ris en wallon) et d'une cité d'habitations sociales (la Cité Vandeweghe dont 6 logements sont conçus pour recevoir des personnes handicapées en chaise roulante) qui ont élargi le centre d'habitat ancestral sans que le village ne verse dans le type de « village-nébuleuse ».
Le nombre des villageois hermalliens représente le quart des 5 694 habitants de l'entité d'Engis.

Le 8 juillet 2003, l’asbl La Rawète est reconnue « Organisme touristique » par le Commissariat général au Tourisme, en tant que Syndicat d’initiative installé dans la Ferme castrale. Le SI met en ligne le 1er décembre suivant le premier site Web consacré à Hermalle-sous-Huy : au fil du temps, ce présent site s’enrichit d’informations relatives à l’ensemble de l’entité engissoise.

Le 8 octobre 2006, les résultats des élections communales confirment l'attachement d'une très forte majorité des citoyens de tous les villages formant l'entité engissoise au parti socialiste qui dirige la commune depuis plus de trente ans.  Sur 4 120 inscrits, 3 512 votes valables offrent 70,03 % aux socialistes et 29,97 % à l'opposition Ensemble qui regroupe les Écolos (23,23 %), les libéraux (12,24 %) et les sociaux-chrétiens (12,24 %).  Serge Manzato est nommé bourgmestre, et continue d'assumer ainsi une fonction que Vicky Albert, son oncle par alliance, lui avait transmise au cours de son mandat et qui avait été officialisée par arrêté du Gouvernement wallon du 23 janvier 2003.

La nuit du 31 décembre 2006 au 1er janvier 2007, une violente tempête s'abat sur la région ; de même le 19 janvier.  Plusieurs toitures sont abimées et des dossiers rentrés au Fonds des Calamités.

Et le 3 juillet 2008, au lendemain d'un très violent orage…

« Foutue matinée ! Après le tumulte d’une nuit torrentielle, le village d’Hermalle-sous-Huy (commune de Saint-Georges) [sic] s’éveille dans la lueur des gyrophares dépêchés sur le lieu d’un accident ferroviaire peu banal. À 6 h 48, le train de voyageurs en provenance de Namur (ligne 125 Namur-Liège) est entré en collision frontale avec un train de marchandises à l’arrêt, provenant de la gare de Kinkempois (Liège). Voyant l’impact arriver, le conducteur de ce dernier a juste eu le temps de se réfugier à l’arrière de la cabine. Dans le train de Namur-Liège, les passagers auront moins de chance. Surpris par l’impact, ils valseront vers l’avant. Bilan : une quarantaine de blessés, sans gravité. Dans les minutes qui suivent, le plan blanc (dispositif médical d’urgence) est déclenché, les secours arrivent sur place.

À 8 heures, une pluie tiède renforce l’atmosphère dramatique du lieu d’impact. Dans ce site industriel poisseux planté en bord de Meuse, des dizaines de secouristes s’animent sous une tente jaune, dressée à la hâte. Premier espace de diagnostic pour la soixantaine de voyageurs en état de choc (…)

Sur les voies de chemin de fer qui s’avancent entre le fleuve et l’entreprise Dumont-Wauthier (groupe Lhoist), le spectacle étrange des locomotives soudées l’une à l’autre trahit la violence de l’impact. Cabines pliées, vitres éclatées, les deux monstres sont immobilisés pour quelques heures encore, le temps de laisser les inspecteurs analyser les lieux et interroger les conducteurs. (…)

Du côté de la SNCB (transport) et d’Infrabel (réseau), les mines sont plombées. Se réfugiant derrière des phrases convenues, des propos assimilés lors de stages de communication de crise, les porte-parole [sic] répètent en boucle qu’« il faut attendre les résultats de l’enquête ». Ministre de la Fonction publique, Inge Vervotte ajoute que tout sera mis en œuvre pour aider les victimes. » [16]

On en parle dans le monde entier [17] comme de la collision de Hermalle-sous-Huy !  Alors que l'accident s'est produit dans la partie de Hermalle cédée à Saint-Georges-sur-Meuse en 1977… L’enquête a ensuite déterminé que l’accident fut dû au non-respect de la signalisation par le conducteur du train de voyageurs.
Huit ans plus tard, le dimanche 5 juin 2016, un train de voyageurs emboutira à 23 h 03 un train de marchandises quasiment au même endoit, faisant trois morts et une dizaine de blessés. La presse, cette fois, placera la Mallieue parfois dans la commune de Saint-Georges-sur-Meuse, parfois – et encore toujours – à Hermalle-sous-Huy comme le fera d'ailleurs... le ministre de la Mobilité François Bellot !

tweet du ministre Bellot

La gare de Hermalle ne sert plus qu'au trafic de marchandises, nous l'avons déjà écrit. Quant à la gare d'Engis, où les trains omnibus s'arrêtent encore, elle n'appartient plus à la S.N.C.B. depuis 2008.
La fermeture du bâtiment par la SNCB en 1994 n'avait laissé aux voyageurs sur chaque quai qu’un abri transparent, sans sièges ni information,  et le souterrain remplaçant le passage à niveau pour l’accès à la voie 2 s'était dégradé.  La zone d’habitat environnante avait été désertée sauf pour le bâtiment qui abritait jadis une Poste et pour le logis contigu depuis longtemps un cabinet médical… Sur la place, le kiosque où, aux temps heureux, les Liégeois venaient par train assister aux concerts dominicaux… (et où se tenait la fête locale) avait depuis longtemps disparu, comme le transport par tram vicinal dont il ne subsistait que quelques rails. Plus rien ne rappelait la vitalité, de 1854 à 1950,  de la 9e station de la ligne Namur-Liège parcourue chaque jour par 6 convois, ordinaires ou express, avec 3 classes de confort…

la gare et le kiosque

Cherchant une solution, la commune d'Engis a finalement convaincu la SNCB de lui vendre le bâtiment qui, lorsqu'il sera rénové, devrait accueillir divers services au public (l’Agence Locale pour l’Emploi, l’Agence pour le Développement Local, le service d’insertion du CPAS, un espace de formation et un espace public numérique). Ces travaux de rénovation ont commencé mais la faillite d'un entrepreneur a momentanément bloqué le chantier. 


plan de la façade modifiée

La façade de la gare, selon le projet d'aménagement de l'architecte Pierre Ploumen.

La symétrie statique initiale du bâtiment central de deux niveaux sous bâtière, flanqué de part et d'autre d'une aile basse, jadis construit par la Cie du Nord-Belge, va être rompue par un nouveau volume comportant un ascenseur pour permettre l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Le projet de l'architecte Pierre Ploumen comportant
- la production de courant par panneaux photovoltaïques,
- l’isolation des façades extérieures pour obtenir un taux de déperdition thermique très bas,
- l’emploi d’une chaudière à gaz haut rendement avec régulation poussée et optimisée par zones en fonction de leur occupation,
- la récupération et la réinjection dans le circuit de consommation de la chaleur produite par les centrales vapeur de l’asbl « À Toute Vapeur » (service de lessive et repassage),
- une citerne d'eau de pluie de grande capacité avec filtre donnera l'eau gratuite pour les WC et les machines à lessiver,
- l'installation d'un système de ventilation mécanique contrôlée à double flux permettant la récupération de la chaleur de l'air extrait et de la réinjecter dans l'air pulsé,
fera de l'ensemble une structure « basse énergie ».

En 2008 aussi, les autorités communales, constatant que les délais créés par les formalités administratives avec le pouvoir de tutelle peuvent poser problème, dotent la commune d'un nouvel outil : la RCA - Régie communale autonome - qui dispose d'une plus grande liberté et va gérer, sous contrôle du collège communal, le patrimoine immobilier communal. Lui incombera donc, par exemple, de gérer le site des Terres rouges à Engis et l'urbanisation du terrain du Crucifix à Hermalle.

Les 4, 5 et 6 septembre 2009, Engis commémore le 65e anniversaire de la libération de la commune, en présence de vétérans de la deuxième Division blindée américaine "Hell on Wheels" honorés à l'administration communale. Plus de 130 véhicules militaires d'époque, accueillis par quelques centaines de personnes, ont bivouaqué à Hermalle-sous-Huy pour la plus grande joie des photographes avant de repartir vers Engis, Saint-Georges et Maastricht…

premiers véhicules à arriver photo motos véhicule militaire Croix-Rouge
jeeps camion à chenille avec canon

Le 26 janvier 2010, une association engissoise est mise à l'honneur : pour ses initiatives quant à l'accessibilité de la Ferme castrale et de ses musées aux personnes handicapées, l'asbl Syndicat d'initiative de Hermalle-sous-Huy La Rawète se voit décerné le Prix CAP48 de l'entreprise citoyenne 2009.

Le 14 juillet de la même année, l’entité d’Engis essuie une nouvelle tempête qui souffle un morceau du toit de l’école de Clermont, couche un arbre sur l’église d’Engis, abime le parc des Tchafornis. Au centre de Hermalle, dans la drève de la Ferme castrale et dans le parc du château dont les toitures souffrent à nouveau, de nombreux arbres sont découronnés ou fortement abimés en moins d’une minute. Dans la rue Gerée, un mur de branches empêche tout passage…

Arbre complet Arbre découronné

L’arbre du Pendu-Noyé répertorié comme arbre remarquable par la Région wallonne, photographié au printemps (à gauche)
est devenu en 10 secondes l’arbre du Pendu-Noyé-soufflé (à droite, photographié le 14 en début de soirée).


Vue de la rue en 1990. Au bout, le château. Un mur de branches cache complètement le château.

Rue Gerée, avant - après : Si, si, c’est la même rue et le château est toujours au bout…

En 2005, le château et son parc ont été acquis par un Nivellois qui a commencé des travaux de rénovation par la réfection du mur de clôture des douves, rue Gerée.  La reconstruction partielle du mur implique de vider les douves pour repartir de la base de la muraille.  On s'aperçoit alors que l'allée d'accès au porche de la Ferme castrale est, en réalité, le tablier (la partie supérieure) d'un pont à arches sur lequel devait reposer le pont-levis abaissé - ce qui modifie la perception de largeur des douves qu'on avait jusqu'alors.

Las ! Un différend oppose assez rapidement les occupants des dépendances au propriétaire et pendant plus de trois ans celui-ci ne peut pénétrer dans son bien.  En juillet 2010, un des occupants exaspéré par le comportement de quelques participants éméchés à la fête villageoise après le feu d'artifice va jusqu'à tirer des coups de feu ; la police intervient à 2 heures du matin, tirant deux coups de somation pour ramener le calme.[18]
En mai 2011, le propriétaire obtient l'expulsion des habitants et dans la deuxième partie de cette année, de nouveaux travaux de nettoyage sont entrepris pour faciliter… la remise en vente du château.

photo du château en mars 2012

Le château, vu de la Ferme castrale, en mars 2012.
La tour grise date du XIIe s. À gauche : l'agrandissement du XVIIe dû au comte d'Ursel avec l'une des 2 tours quadrangulaires.
À droite : une partie de la façade probablement remaniée par Jean-Gille Jacob.
À l'avant-plan :  douves et passerelle en encorbellement du XIXe s.


Le 16 janvier 2011 se produit un drame qui émeut la Belgique tout entière : la jeune Amélia Decloux, 6 ans, joue avec sa sœur et son frère au bord de la Meuse à Engis et, voulant rattraper son ballon, se retrouve à l'eau.  Alison - 12 ans - se jette dans le fleuve pour la sauver mais ne réussit pas, malgré l'aide du jeune frère, à se hisser avec elle sur la berge.  Sur l'injonction de l'ainée qui tente de se maintenir à flot avec sa sœur en s'agrippant à une péniche, Corentin court chercher son père mais lorsque celui-ci arrive, les deux fillettes ont été emportées par le cours d'eau. 

D'importantes recherches sont lancées tout au long du fleuve et jusqu'aux Pays-Bas, au cours desquelles, le 25 janvier, Olivier Rouhxet (39 ans), un homme de la Protection civile, plongeur professionnel et expérimenté, perd la vie, aspiré puis coincé sous l'eau contre la 4e porte qu'il inspectait au barrage de l'ile Monsin, le masque emporté par le courant.
Le corps d'Amélia est retrouvé par un passant à Liège le 9 février, celui Alison (décorée à titre posthume de la croix civique de première classe) le 17, à quelques mètres de là mais de l'autre côté de la Meuse.

Pour mémoire :
Les morts en Meuse ont été fréquents et si le bord au fleuve, dans sa section engissoise, entre la rue Vinâve et le pont où commence la rue Joseph Wauters s'appelle Quai Léopold Herten, c'est en mémoire d'un ouvrier de ce nom qui y travaillait à charger un camion en juillet 1957 ; voyant un jeune garçon tomber dans la Meuse, il s'y est jeté, a sauvé le gamin mais n'a pu lui-même sortir de l'eau et s'est noyé à l'âge de 23 ans.

D'autres Engissois ont été décorés pour faits de dévouement.  Ainsi Vincent Joseph Gabriel, maréchal-ferrant et boutiquier, qui le 20 septembre 1864, s'est jeté à l'eau avec le pontonnier Mathieu Joseph Caslety (tous deux sachant à peine nager) et ont sauvé un enfant jouant sur le bord de la Meuse et tombé à un endroit où l'eau mesurait 1,20 m de profondeur ; ils reçurent respectivement la médaille de vermeil et d'argent.  

Le 20 décembre suivant, Frédéric Vandewalle, garde-barrière du chemin de fer du nord, sauva trois personnes d'une maison en feu puis, monté sur le toit, parvint à maitriser l'incendie ; il reçut lui aussi la médaille de vermeil.

La demande de classement de la Ferme castrale comme monument historique, formulée dès juillet 2005, a connu de nombreuses péripéties et l'ouverture de la procédure d'enquête ne démarre finalement, par enquête publique, que fin février 2012.

Début 2012 aussi, le résultat des réunions citoyennes que constitue l'Agenda local 21, entamé en 2011, aboutit à la désignation d'une quarantaine de personnes pour former la Commission Locale de Développement Rural.  Celle-ci doit débattre des enjeux vitaux pour l'entité engissoise et proposer des pistes de solutions aux problèmes et d'amélioration de la qualité de vie dans une optique de développement durable.
En mai, le Tour de Belgique passe à six reprises dans Hermalle et trois fois dans Clermont et Engis où se déroule l'arrivée finale.
Fin septembre commencent d'une part d'importants travaux de terrassement pour la création d'un éco-village sur le terrain du Crucifix (entre la cité des Rys, la chaussée Freddy Terwagne et la route nationale 90),

photo du début du chantier

Phase de début des travaux : 10 octobre 2012

et d'autre part de renouvèlement de canalisations d'eau, enfouissement de lignes électriques et modification de la voirie au centre même du village.

villageois regardant la tranchée et les nouevelles canalisations

Centre de Hermalle, 20 septembre 2012 : tranchées pour la pose des nouvelles canalisations d'eau.

Le taux de votants aux élections communales et provinciales est inférieur, comme ailleurs en Belgique et bien que le vote soit obligatoire, à celui de 2006 : 87,3 % (à la place de 93,33 %) de la population engissoise répartissent leurs voix entre le Parti socialiste (66,75 %), le Mouvement réformateur (17,99 %) et le Centre démocrate humaniste (15,27 %). Le taux de votes blancs et nuls est de 8,41 %.

Le 7 février 2013, un début d'incendie est rapidement maitrisé à la Poudrerie Belge de Clermont-sous-Huy, classée SEVESO, sans faire de blessé.  
Il n'en est pas de même le 26 mars suivant où 500 kg de poudre noire s'embrasent dans l'atelier de tamisage de la Poudrerie. Deux ouvriers, Patrice Ramackers et Kevin Mahy, sont gravement brulés. Kevin décède au centre des grands brulés de Loverval huit jours plus tard, Patrice le 28 avril suivant.  
Un nouveau problème surgira le 7 mars 2014 : explosion dans un silo et deux blessés légers obligeant la mise à l'arrêt de l'usine - hormis les lignes nécessaires pour évacuer la production en cours et les matières premières. Treize jours plus tard, le périmètre de sécurité mis en place sera réduit à 50 mètres du chantier car le risque de détonation est écarté ; seul subsiste un risque d'incendie sur le site.

Les travaux reprennent tant pour l'édification de l'éco-quartier de la Fontaine Saint-Jean qu'au centre de Hermalle où l'on espère leur achèvement pour la fin juin… et où on rouvre la voirie…

tranchée et route barrée

et on trouve des ossements (os longs style tibias, vertèbres, etc.) à différents endroits près de l'ancien cimetière qui longeait la chaussée Terwagne et un crâne contre le mur est de la Ferme castrale, à circa un mètre de la grotte de Lourdes.

le crane dans la tranchée, au pied des ouvriers  le crâne près d'une latte, machoire avec dentition bien apparente

Découverte du crâne dans une tranchée

Début mai, les travaux de modification de la voirie empêchent la circulation au centre ancien de Hermalle. Empêchement tout théorique, car de nombreux automobilistes (non riverains) s'autorisent à emprunter la route, au milieu du chantier comme le prouve la photo suivante où l'on aperçoit un car… scolaire (non communal) qui contourne un engin de chantier !

la place en chatier avec un car scolaire

Le 28 mai 2013, le conseil communal, après enquête publique et consultation de la Commission de toponymie, décide de renommer la partie de la rue Gerée qui va de la rue du Pont à l'angle de la maison natale du maitre maçon Jean-Gilles Jacob en Ruelle Jean-Gille Jacob pour rendre hommage à ce grand maitre-maçon du XVIIIe siècle, comme le Syndicat d'initiative de Hermalle-sous-Huy le lui avait proposé en octobre 2012.

Dans les déblais résultant de l'enlèvement du pavage en briques de la ruelle de l'église (entre la Ferme castrale et l'ancien cimetière), on trouve un objet qui ressemble suffisamment à une grenade de la guerre 1914-1918 pour appeler le service de déminage d'Éverlée.  Celui-ci, après examen de l'objet suspect, et convaincu par son poids qu'il doit s'agir d'autre chose, le décape littéralement et en sort un morceau d'outillage composé d'un cylindre pivotant sur un axe. Plus de « peur » que de mal.

photo de la "grenade"  l'objet

Avant et après

Le 7 juin, les édiles communaux posent officiellement la première pierre de l'éco-quartier « Fontaine Saint-Jean » destiné à créer 153 nouvelles habitations (maisons ou appartements) et une crèche sur le terrain dit « du Crucifix » (5 ha), contigu à la cité des Rys, à la chaussée Freddy Terwagne et à la route Nationale 90. Les immeubles seront construits avec des hourdis en béton et des panneaux préfabriqués de béton de bois (copeaux de bois - déchets de scieries - enrobés de chaux et de ciment et minéralisés) réalisés par la firme Prefer dont la fabrique occupe l'emplacement de l'ancienne « Tubes de la Meuse » à Flémalle.

Le dimanche 16 juin se produit la première visite touristique en car de l'entité engissoise, dans le cadre du Festival de visites guidées de la Maison du Tourisme Hesbaye-Condroz et avec l'appui de la commune d'Engis qui prête véhicule et chauffeuse. La guide du SI de Hermalle démontre à une trentaine de personnes (d'Engis, Haneffe, Huy, Momalle, Ougrée, Seraing, Ramioul, St-Georges-sur-Meuse, Verlaine, Vinalmont, Vottem), et avec succès, qu'Engis est davantage une commune agricole et forestière qu'industrielle et qu'elle vaut une visite.

Ce dimanche 16 juin après-midi, nous avons participé à la balade guidée « Surprenante et verte Engis ! » Surprenante surtout grâce à [la guide] qui nous a « régalés » de sa compétence, abordant tous les aspects : historique, social, architectural, économique, …
Elle a su avec le ton juste nous faire partager sa fierté pour notre commune et toutes ses (ces) « richesses » que nous ignorions. Nul doute que nous retournerons à différents endroits pour les découvrir à nouveau avec beaucoup de plaisir.

Un tout grand merci aux organisateurs et à notre guide, pour cet après-midi bien agréable et très enrichissante. Certainement une « aventure » à renouveler !
Madeleine et Paul Malchaire, Engis

les touristes embarquant dans le car

Embarquement dans le car communal.

Le 8 juillet, on inaugure en fanfare l'« embarcadère » de la préhistoire, structure métallique destinée à marquer le port d'Engis-Éhein comme la réelle entrée au port autonome de Liège et la porte d'accès ouest du bassin industriel liégeois, tout en constituant une passerelle entre les quais et le tablier du pont, favorisant une liaison cyclo-piétonne protégée entre le centre d'Engis, ses aménagements et le parcours RAVeL.

la fanfare le bourgmestre Manzato
 l'échevin Lhomme public et comédiens

La fanfare, le bourgmestre Serge Manzato, l'échevin Philippe Lhomme, le public.

À la mi-juillet s'achèvent les travaux  au centre de Hermalle après la pose de klinkers sur lit de grenailles, damage et remplissage des joints avec du sable de Lommel :
- de la rue du Pont au virage où donne l'entrée sud du château, la chaussée Freddy Terwagne a été rétrécie ; il en résulte une largeur de trottoir agréable tant au pied de la Ferme castrale qu'à celui de la terrasse d'accès de l'ancienne ferme sise au n° 125 où les piétons, précédemment, devaient marcher sur le voirie, et un ralentissement de la circulation automobile - les deux tournants de la chaussée ayant longtemps constitué un joyeux défi pour les automobilistes amateurs de risques ;
- la chaussée forme désormais un plateau avec la place des Combattants où une ligne de pavage noir rappelle l'enceinte de l'ancien cimetière ;
- le monument aux morts a été déplacé du flanc de l'aile sud de l'église au flanc sud du chevet ;
- un passage pour piétons a été créé au bord est du plateau ainsi qu'une pente d'accès au porche de la Ferme pour les personnes à mobilité réduite ;
- des plantations, près de ce passage et le long de l'édifice religieux, doivent agrémenter le site désormais mis en valeur par un éclairage adapté.

Le 6 septembre 2013, à la veille des Journées du Patrimoine, le carillon extérieur de l'église d'Engis est mis hors d'usage : des gens ont, vers 5 heures du matin, déboulonné la plus basse des trois cloches, d'une centaine de kilos de bronze et accroché à quelque 3 m de haut, probablement pour la voler mais ils n'ont pu l'emporter et la cloche est restée au sol.  Les dégâts sont estimés à 50 000 €. La police enquête…

photo du carillon

Le carillon photographié en 2010. Il avait remplacé celui de l'ancienne tour romane démolie en 1964.

Cette démolition mit un point final à une situation qui divisait la population engissoise en deux camps :

Après l'effondrement du plafond de l'église, le 13 décembre 1961, qui écrasa une centaine de chaises à un moment où l'église était heureusement vide, se posa le problème de la démolition totale de l'édifice ou de la conservation de la tour romane.  Cette tour avait été, au départ, une tour communale de défense construite au XIVe siècle sur une base du XI
e, à l'emplacement d'un ancien cimetière mérovingien ; elle était dotée d'une cloche servant de tocsin. L'adjonction successive de deux chapelles au fil du temps et l'ajout d'une deuxième cloche en avait fait une église au XVIIe siècle.  

On décide d'ériger un nouvel édifice à la fin des années 1960 (ci-dessous à droite) ; il contient l'harmonium et les grandes orgues de style louis XV de la vieille église (ci-dessous à gauche).

l'ancienne église   la nouvelle église

En juillet 2014, un arrêté de démolition de La Concorde, rue Albert Ier à Engis, est pris par le bourgmestre.  Cet ancien cinéma, qui abritait depuis de longues années un café, des associations et mouvements de jeunes, a connu deux incendies criminels (en février 2013 et le 27 juillet 2014).  La stabilité des installations étant altérée, il faut le démolir.

Le 9 septembre suivant, vers 16 h 40, le feu se déclare dans les combles du château de Hermalle. Les pompiers, aussitôt prévenus, tentent de maitriser l'incendie avec mousse, eau des fourgons d'incendie, eau pompée dans les douves et même raccordement à un tuyau de particulier, tandis qu'une foule accourt – les fumées sombres qui s'élèvent dans le ciel se voient de tous les coins du village, de la route nationale 90, d'Amay... – et envahit tant l'entrée du château, côté chaussée Terwagne, que celle de la Ferme castrale par la rue Gerée, sans se soucier évidemment qu'il s'agit de propriétés privées.

vue des fumées

Le feu est maitrisé en une bonne heure, mais non encore éteint. Les pompiers continuent leur travail au péril de leur vie car certaines parties du bâtiment sont fort vétustes et qu'ils ne connaissent pas le labyrinthe des lieux envahis d'émanations.  

toiture en feu

Vers 22 h 30, ils s'en vont.
Le lendemain, le feu reprend peu avant 7 h du matin et les camions à sirène reviennent. Les hommes du feu n'ont pas le choix : ils arrosent, remontent dans les greniers, arrachent ce qui peut l'être, tronçonnent le reste et balancent du bord de la corniche des poutres et débris qui s'écrasent sur le toit de la véranda du rez-de-chaussée.

le lendemain

Une même question est sur toutes les lèvres : comment le feu a-t-il pris ? Mais elle reste sans réponse.
Un même sentiment de tristesse est sur bien des visages… Ce château dont, au fond, peu se souciaient de connaitre l'histoire, c'est quand même un fameux morceau du patrimoine local.  On se demande ce qu'il va devenir…

La propriété est à nouveau morcelée par la vente des dépendances et de la majorité des terres en décembre 2014.

En avril 2015, le village de Hermalle est candidat au concours européen EDEN Destinations dont le thème est Tourisme et gastronomie locale. La candidature de Hermalle est présentée par l'asbl Syndicat d'initiative de Hermalle-sous-Huy La Rawète. Elle est soutenue par la Commune d'Engis - Échevinats du Tourisme et de la culture -, la Commission Locale de Développement Rural, l'Agence de Développement Local d'Engis, le Centre culturel d'Engis, la Fondation rurale de Wallonie et la Maison du Tourisme Hesbaye-Meuse.
Les arguments suivants font que cette candidature n'est pas retenue : « La proposition se démarque des autres candidatures et est assez séduisante. Le dossier est bien élaboré, communique un certain enthousiasme et met directement dans le bain avec la photo en couverture. La destination réussit à intégrer un produit gastronomique dans une offre touristique. Cependant, on ne retrouve pas de réelle expérience gastronomique plurielle et variée. On est davantage sur la culture que sur le tourisme ce qui limite les attentes en termes de candidat EDEN. L’aspect touristique est très faible par rapport à l’aspect espace pour des visiteurs extérieurs. On ressent en outre un manque de coordination car le dossier se rapporte uniquement à eux au lieu d’ouvrir un peu plus les frontières. »

Dans la journée du 24 avril, un habitant d'Engis brûle des déchets dans son jardin et quitte les lieux alors que le foyer n'est pas éteint.  Le feu reprend et se propage à l'entrepôt contigu où sont stockés, notamment, des bonbonnes de gaz et plusieurs tonnes de pellets… Le bilan est heureusement strictement matériel : hangar totalement détruit et plusieurs immeubles atteints.

imege prevenant d'une vidéo

© Alain Stassart - image provenant de sa vidéo postée sur Facebook.

La toiture du château de Hermalle est rénovée cette année-là et de nouveaux châssis sont installés à toutes les fenêtres.
Le 4 novembre, un court-circuit électrique provoque un incendie dans les combles du corps de logis de la Ferme castrale.  Pas de blessés.

En février 2016 se termine la réhabilitation de l'ancienne gare d'Engis ; l'Agence de Développement local est l'une des premières à s'y installer.Elle sera accompagnée au cours de l'année du service de repassage du CPAS À toute vapeur, de l'ALem, de la RCA Engis Développement, de l'ADL et d'un espace public numérique. Les déménagements de ces services libèrent des locaux, notamment à la Maison Mouton pour l'accueil et la réorganisation de la bibliothèque communale.

Le 14 avril, le château de Hermalle trouve un nouveau propriétaire...

En mai la presse se fit l'écho d'une formule de location achat lancée par la Régia autonome engissoise pour six logements dans l'éco-quartier de la Fontaine St-Jean à Hermalle : le locataire d'une logement de 2 ou 3 chambres paiera, pendant maximum 24 mois, un loyer mensuel de 750 à 900 € dont 50 % lui sera remboursé au terme du bail s'il désire acheter le logement à ce moment, formant ainsi un capital susceptible d'obtenir plus facilement un prêt hypothécaire pour financer l'achat équivalent à 148 000-174 000 €.  La récupération de la part capitalisée n'est évidemment effective qu'en cas d'achat dans les 24 mois.

Le 27 mai, le Centre culturel organise une exposition de photographies d'Engissois par Philippe Herbet ; les œuvres sont placardées sur des façades d'Engis, Clermont et Hermalle. C'est le début d'un « Musée à ciel ouvert ».




Notes  flèche



[16] Marc Vanesse, « Deux trains en collision frontale », dans Le Soir, quotidien belge, jeudi 3 juillet 2008, 22:47 Archive en ligne   flèche

[17]   Nouvel Obs.com, 3 juillet 2008 – Cyberpress.ca, 3 juillet 2008 – Swissinfo.ch, 3 juillet 2008 – Wprost.pl, 3 juillet 2008 – Mediafax.ro, 3 juillet 2008 – TurkishPress.com, 3 juillet 2008 – Nyhederne.tv2.dk, 3 juillet 2008… flèche

[18] A. Bt., « Coups de feu à la fête à Hermalle » dans La Meuse Huy Sudpresse du 24 juillet 2011.  retour au texte














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