Remacle Le Loup, Le château de Hermal, gravure, 1735 – détail.
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Aux XVIe et XVIIe siècle



Au XVIe siècle, Lucas I Van Valckenborch nous livre l'image plaisante d'une fête à Hermalle, gros bourg avec maisons en colombages et torchis près de l'église et sur la colline :

reproduction

Fête paysanne (détail), 1574, Musée Royal des Beaux-Arts, Copenhague

Oubliées les victimes de la peste (ou d'une autre maladie qu'on appela ainsi) qui avait éclaté à Liège et Huy, à l'été 1533 !  Et qui avait fortement limité les transports de personnes et de marchandises bien importants pour le village…

Hermalle est en effet connue pour ses forgerons et son charbon de bois.  Les premiers fournissent en fer étiré la sidérurgie liégeoise comme la huttoise. En 1525, par exemple, ils en livrent par bateaux 45,4 tonnes au débarquadère de Huy !  En 1576, on charge 598 tonnes de charbon de bois à Hermalle, et 997 tonnes l'année suivante… Un charbon de bois utilisé en sidérurgie mais aussi dans l'industrie armurière, pour la fonte des canons.[Suttor] Quand on pense qu'il fallait 100 hectares de forêt par an pour alimenter un fourneau…

L'église Saint-Martin (de Tours) est reconstruite partiellement et son maitre-autel est consacré en novembre 1597, sous le règne du Prince Evêque de Liège Ernest de Bavière, par le suffragant André Strengnart (ou Streignart) comme l'atteste une inscription dans le bâtiment.
Nous n'avons pas retrouvé trace d'une chapelle Saint-Nicolas, pourtant citée dans l'épitaphe de Maitre Jean le Charpentier qui en était le recteur en 1515 [Leodium] et [Renardy] ; toute information sur cet édifice sera accueillie avec gratitude.

La transmission de la seigneurie de Hermalle se fait au profit du fils ainé d'Isabelle de Rougrave-Corswarem :

Johan ou Jean de Rougrave de Salme dit de Héracourt ou Haraucourt (°1500-† 18.6.1560) qui fait relief lles 19.8.1537, 28.3 & 24.6 1538 + Marguerite de Horion =>
  • Englebert III de Rougrave de Salm,
  • Mathilde/Mechtilde qui épouse Éverard de Mérode-Houffalize,
  • Cécilia qui épouse Thierry de Groesbeek et
  • Marie de Hermalle qui épouse Nicolas de Blitterswich => Anne Catherine de Blitterswich.
Englebert III de Rougrave de Salm, († 1592), faute de payer une dette de 150 florins, voit le bien saisi au profit de Guilleaume Schoeff le 3.9.1582, mais son parent Dirick de Groesbeeck en opère le retrait lignager, un droit de rachat accordé aux parents du vendeur.
De même après la saisie par Nicolas de Blitterswyck dit Passart, seigneur de Printhagen, drossart de Bilsen pour défaut de paiement d'une rente, un autre parent d'Englebert, Zegher baron de Groisbeck, opère un nouveau retrait linager (27.7.1592).
Englebert III de Rougrave de Salm
a épousé Barbe Woot de Trixhe =>
  • Emmanuel de Rougrave
  • Jean de Rougrave
Emmanuel de Rougrave  

Mais Hermalle est passée partiellement à la soeur d'Englebert III de Rougrave:
Mexthel ou Mechtilde/Mathilde de Rougrave de Salm + Évrard de Mérode => Anne de Mérode

Anne de Mérode + Zegher de Groisbeeck, seigneur del Vaulx qui fait relief le 9.12.1592
Veuve, Anne de Mérode relève Hermalle le 26.11.1603


Suite aux problèmes financiers de la famille de Rougrave de Salm, la seigneurie de Hermalle relève donc, à la fin du XVIe siècle, de diverses personnes…

Emmanuel de Rougrave
qui renonce à ses droits sur Hermalle, le 16 avril 1605, en faveur de sa cousine
Anne de Blitterswick et de son époux Jean de Berloz  

Anne de Blitterswick + en 1594 Jean baron de Berloz, comte de Hozémont, seigneur de Willen, etc.,  => Guillaume de Berloz

Guillaume de Berloz  + Marie de Hansellere (ou Hanxeler) en 1630 [BIAL,T5,1862]

Suit la cession des biens par la famille de Berlo, le 30 novembre 1638, à « Nicolas de Renesse, des barons d'Elderen, Mansny, baron de Harlem, d'Assendelft, seigneur de Draa, Rosmer, Zeinskerken, Castricum, Dennemercken, etc., pour 153 000 florins de Brabant » selon le relevé établit dans « Les Seigneuries féodales de Liége » publié dans le Bulletin de l'Institut archéologique liégeois, T. X, Carmanne, Liège, 1870, p. 139 à 144.  

Étrangement le paragraphe qui suit immédiatement indique que le 16 mai 1639 « Guillaume de Berloz et sa famille vendent la seigneurie à noble et généreux seigneur messire Conrard comte d'Ursel, baron de Hobocque, seigneur de Hinghen pour 51 000 patacons. »
Il nous manque donc une information qui explique deux ventes successives d'un même bien par la famille de Berlo en l'espace de 167 jours...  Peut-être encore un retrait lignager ?


Conrard II d'Ursel :


Conrard II d'Ursel nait en 1592 d'une famille originaire de Schmalkalden, dans la Hesse , établie à Hasselt et Maestricht au XVe siècle puis à Anvers au début du XVIe s. : les Schetz.

Son père Conrard I Schetz de Grobbendonk, plus connu sous le nom de seigneur d’Hingene puis de Baron d’Hoboken, a été Conseiller et Commis des Domaines et Finances des Gouverneurs généraux, les Archiducs Albert et Isabelle, gouverneurs des Pays-Bas espagnols, et leur premier ambassadeur en Angleterre.  Il a pris le nom van Ursel - qui va être francisé en d'Ursel - suite à son adoption par une de ses tantes.

Après des études qui l'amènent à voyager en France et en Allemagne, Conrard II  est nommé par les Archiducs, à l'âge de 20 ans, amman de la ville d'Anvers (représentant du souverain en matière civile) en remplacement de son père.  Il épouse épouse Anne-Marie de Robles, fille du capitaine général et gouverneur de Lille Jean de Robles et fréquente la cour des archiducs.

Devenu duc de Hoboken par le décès de son père, Conrard II participe comme député représentant les nobles brabançons aux États généraux de 1632 ; il y joue un rôle fort actif, faisant rapport à l’infante et intervenant dans l’évaluation des monnaies.

Le 22 janvier 1638, pourtant sujet du roi d'Espagne, Conrard est nommé comte du Saint-Empire romain germanique par l’empereur Ferdinand III ; et cette irrégularité est acceptée par Philippe IV d’Espagne.

Conrard est devenu un seigneur des plus riches alors que la fortune de bien d’autres nobles est compromise.  Le 16 mai 1639, il s’offre une nouvelle propriété par l’achat de la seigneurie de Hermalle-sous-Huy à Guillaume de Berloz avec un objectif précis : devenir bourgeois de Liège !
Ce qui est accordé au « seigneur de Hermalle » le 26 juillet suivant par une Lettre de bourgeoisie. Conrard II fait désormais partie du métier des bateliers…
Il jouit donc des franchises, privilèges et autres appartenant aux bourgeois liégeois bien qu’il habite Bruxelles dans les Pays-Bas espagnols et, surtout, cela lui donne un statut neutre qui lui permet de faire fructifier dans les Provinces-Unies les rentes héritées de son grand-père.

carte des pays-Bas espagnols

Carte réalisée d'après celle de David Descamps

Il ne vit donc pas au château de Hermalle mais ses jeunes enfants y demeurent.
Il habite Bruxelles où il dispose de l’hôtel familial acquis par son père au Houtmarkt / Marché-au-Bois
en 1595 – hôtel qui va échapper au bombardement d’aout 1695 par le maréchal de Villeroi et être ensuite loué à la ville de Bruxelles avant de disparaitre en 1960 dans les travaux de la jonction :

gravure représentant l'hôtel à Bruxelles


Conrard a entamé rapidement la rénovation et l’agrandissement du château de Hermalle, lui donnant sa forme encore actuelle : en moellons de grès, calcaire et briques, avec 2 tours cylindriques de trois niveaux et 2 carrées, disposé du côté sud en fer à cheval autour d'une cour d'honneur - à laquelle on accède par le porche de la ferme castrale contigüe, millésimée 1642, dont le pont-levis se pose sur un pont à trois arches qui enjambe les larges douves d'eau vive.

Photo de la façade nord

Silhouette du château, côté nord, après l'agrandissement par Conrard d'Ursel.

De gauche à droite :
1- Tour-porche d'entrée avec bretèche et feuillure du tablier du pont-levis ;
d'après le dessin de Remacle Le Loup, elle aurait été terminée par un pavillon surmonté d'une flèche.
2- espace vide de construction correspondant aux douves
3- tour circulaire du XIIe s. avec toiture en poivrière
4- façade est (qui a été remaniée au XVIII
e s.)
5- tour circulaire de base XII
e s. remaniée au XVIIe
6- striées de nombreux bandeaux continus, façade sud en décrochage (partie de droite)
et l'une des deux tours quadrangulaires coiffées d'un pavillon surmonté d'un lanternon - de l'époque du Comte d'Ursel.
[9]

Le style architectural des agrandissements et ajouts est celui de la « Renaissance mosane », qui reprend le principe de la construction médiévale en colombage, remplaçant le bois de l'ossature par la pierre et n'utilisant que la brique pour le hourdage.
L'alternance du calcaire et de la brique est systématique ; les angles des murs sont harpés et les bandeaux de pierre continus accentuent l'horizontalité comme dans la plupart des bâtiments de ce style durant les trois premiers quarts du XVIIe s.

Ces bandeaux sont de hauteur différentes, les plus étroits étant alors alignés sur les appuis et les linteaux des fenêtres à croisées - ce qui n'apparait plus, toutes les fenêtres du château de Hermalle ayant été remaniées, soit au XVIIIe siècle, soit en 1850 où ont disparu les dernières fenêtres à meneaux.

tour du château de Eijsden   Tour du château de Hermalle

Comparaison de la position des baies et des bandeaux dans les années 2000 :
À gauche, les fenêtres à croisées du château de Eijsden sont telles qu'au XVIIe s. et les bandeaux sont alignés sur les appuis et linteaux.
À droite, les fenêtres remaniées du château de Hermalle ne s'inscrivent plus entre les bandeaux.

Le comte d'Ursel a obtenu le 9 février 1641 la permission de faire conduire par buses l'eau d'une fontaine qui sourd au lieu dit la voie d’Hiergnée, un peu au-dessus de la fontaine de Saint-Martin dans les bois de Hermalle, jusqu’à son château de Hermalle. Ce conduit existe encore au XXIe siècle.

L’époque est toujours difficile et l'Europe ravagée par des armées diverses : la Guerre de Trente ans entre la France et les Habsbourg est à son paroxysme. À deux reprises, en 1646 puis, par l'intermédiaire du duc d'Orléans, en 1651, Conrard reçoit du roi de France Louis XIV, une lettre de sauvegarde pour ses domaines - ce qui doit lui permettre d’éviter ravages et destructions de ses propriétés.

Il termine sa carrière comme maitre d’hôtel (chef du service intérieur de la Maison) du Gouverneur général des Pays-Bas, l’archiduc d’Autriche Léopold-Guillaume de Habsbourg qui a succédé à l'infante Isabelle.

Tableau de Teniers montrant le gouverneur général

Aucun portrait de Conrard d'Ursel n'est connu. Étant donné sa fonction, on peut supposer qu'il fait partie des courtisans qui accompagnent Léopold-Guillaume dans sa galerie d'art. Tableau de David Teniers le Jeune.
Auteur : Gryffindor.

Conrard II d'Ursel, qui fut donc chevalier, baron et seigneur d’Hoboken, Oostcamp, Hermalle, comte du Saint-Empire, vicomte de Vive, décède le 15 mai 1659 à Bruxelles.  Il a eu 7 enfants et c'est son troisième fils qui hérite de Hermalle.


Conrard II d'Ursel + Anne-Marie de Roblès => entre autres :
  • François comte d'Ursel
  • Pierre-Albert d'Ursel
Pierre-Albert d'Ursel, baron puis comte de Hermalle (Bruxelles 7.07.1632-Hermalle 17.04.1702) + Chrétienne de Bernet
Très différent de son père, véritable « panier percé », Pierre-Albert accumule les dettes et doit vendre le bien à

Jean-Ernest baron de Surlet le 30 décembre 1686. Mais le frère de Pierre-Albert

François d'Ursel, fils ainé de Conrard II, profite du droit de retrait lignager pour reprendre Hermalle le 7 février 1687 et accorde la jouissance viagère à Pierre-Albert qui continue d’y résider jusqu’à sa mort en 1702, soit pendant 15 ans.


La configuration actuelle du village a commencé à se dessiner avec des bâtiments couverts d'ardoises, dont les encadrements des baies [9-1], les chainages et les soubassements sont souvent en calcaire de Meuse, les murs extérieurs étant réalisés en briques à partir de l’argile et du limon régionaux, les murs intérieurs en colombage :

façade nord de la ferme avec les 2 tours photo du mur
Structure extérieure de la Cense Cassal
dite aussi Ferme aux deux tours
Mur en colombage
dans la Ferme anciennement dite Dacosse

Subsistent de ces bâtiments, au XXIe siècle :
  • La cense Cassal , dite Ferme aux Deux Tours, bâtie en 1610 autour d'un noyau des XVe ou XVIe siècle.
  • La maison vicariale datée de 1610.
  • La ferme Dacosse , érigée en 1630, qui sera habitée jusqu'à la fin du XXe siècle par la même famille.
  • La maison de la Héna, ensemble de bâtiments édifiés à l'extrémité du village. Ce domaine dépend de l'Abbaye de Flône, sise de l'autre côté de la Meuse, fondée vers 1092 par des chanoines de l'ordre de saint Augustin qui exploitent un riche domaine foncier au moyen de fermes cultivées par des frères convers, comme celle de Hottine. [10]
De la même façon, l'église Saint-Martin (de Tours) de Hermalle dépend de l'Abbaye depuis 1182, année où elle fut confiée à l’Abbaye de Flône par Conon de Clermont, comte de Montaigu et Duras.  Elle garde aujourd'hui encore, dans sa façade nord, la mémoire du chanoine de Flône Gérard Wailley qui fut curé à Hermalle.

photo

Dalle funéraire de Gérard Wailley, 1632
Plaque sépulchrale en pierre calcaire à veines jaunes sculptée en haut-relief.  Au pied de la croix, le chanoine est représenté agenouillé, mains jointes. Portant barbe et moustache, il est vêtu d'un court manteau doublé de fourrure.  Une aumusse pend à son bras gauche.  Une table porte l'inscription
ICY GIST VENERABLE SIRE GERARD
WALLEY CHANOINE DE FLONNE ET
CURE DE HERMAL QUI TRESPASSA
LE 25 DE FEBVRIER 1632 PRIEDIEV POVR SON AME
La pierre, ornée des écussons de Walley, Bombay, Bincken et Verlumont, a été encastrée dans le mur de l’églique au début du XXe siècle, lors du remplacement du pavage en carreaux de grès par des dalles de marbre.


À cette époque, l'enseignement est le plus souvent dispensé par les prêtres.  Certains enfants en profitent plus que d'autres... comme le jeune hermallien Guillaume Renard qui va devenir professeur à l'université de Louvain.

Guillaume Renard :

Guillaume Renard nait à Hermalle en 1651 et profite de l'enseignement reçu au point de poursuivre des études de philosophie à l'université de Louvain, dans la Pédagogie du Porc - cette haute école portait ce nom car elle était située en face de la taverne « Le porc sauvage » (Wildverken en flamand), au coin de la rue Kraekhoven actuelle rue de Namur [11].  

Il sort troisième de sa promotion, à l'âge de 20 ans, et se retrouve engagé comme sous-régent de ce collège où il enseigne la philosophie pendant treize ans tout en étudiant la théologie au collège du pape Adrien VI.  
Il est reçu docteur en aout 1691 et recteur en 1693. Il est surtout connu pour avoir occupé pendant quarante ans, avec habileté, la présidence du collège de Baiius, le plus riche des nombreux collèges louvanistes après le grand collège du Saint-Esprit et le collège du Pape.

On le décrit dans les termes suivants :

« Il avait un esprit vif et prompt, la parole élégante et facile, le discours grave et sentencieux ; et les leçons qui lui valurent les applaudissements généraux dans les cours publics et privés, témoignent de son profond savoir.  Homme du meilleur conseil, dont la vie se résuma dans la prière et l'étude, défenseur convaincu et sincère des constitutions apostoliques et de l'infaillibilité des papes en matière de foi et d'usages, il sut, par sa docte persuasion, ramener à l'obéissance due plus d'un esprit chancelant. »

Avec une telle réputation, il n'est pas étonnant que ses droits de nomination lui valent d'être élu chanoine de Saint-Martin, à Liège. Il meurt à Louvain le l4 décembre 1731 ; son épitaphe est dans l'église Saint-Michel.

Sans doute sincère dans ses convictions religieuses, il n'a cependant pu se détacher d'elles ni du confort où le plongeait son institution universitaire. Il a participé activement, en effet, au procès d'un autre professeur de Louvain : Martin Étienne Van Velden (ou Van de Velde), né à La Haye en 1664 dans une famille catholique vivant dans un pays protestant.

Le grand père de Martin était docteur en médecine à Leyde ; son père, docteur en droit et avocat dans la même ville. Martin est l'ainé de 10 frères et intelligent ; on l'envoie à l'université ; à 19 ans, il sort premier de la Faculté des arts : le professorat l'attend dans la pédagogie du Faucon et il s'y engage.
Professeur primaire de philosophie d'abord, il devient professeur royal de mathématiques à la Pédagogie du Faucon, puis étudie droit civil et droit canon, et acquiert sa licence.  

Dans une université où prime toujours la doctrine d'Aristote, il a pour guide Descartes ce qui indispose ses confrères.  
En 1691 il décide d'exposer deux thèses : l'une concerne la constitution de la matière, l'autre le système héliocentrique de Nicolas Copernic, ce qui met en émoi le corps professoral et une direction de l'université qui n'est toujours pas encore en état d'accepter la révolution scientifique qu'avait proposé le savant polonais vers 1530…

Malgré un premier appui du nonce auquel Van Velden expose sa thèse, la Faculté va avoir le dessus et avec l'aide de ses éminents professeurs, dont Guillaume Renard, va réduire au silence un homme qui voulait expliquer pour la première fois, dans l'université de Louvain que, oui, la terre tourne autour du soleil…  [Stévart] 

Van Velden avait aussi permis que soit menée la première recherche par microscope à l'université de Louvain car il prêta son propre microscope à l'anatomiste Philippe Verheyen qui l'utilisa jusqu'au départ de Van Velden en 1712.  Il fallut attendre 1755 pour que le microscope soit à nouveau utilisé à l'université. [12]




À Hermalle, au XVIIe siècle tout comme au Moyen Âge, la majorité des villageois est pauvre ; certains habitent une chaumière en colombage et torchis, cultivent un lopin de terre pour eux-mêmes et sont employés par les grandes fermes en saison. D’autres n’ont que le travail saisonnier et le petit artisanat.
La situation empire lors des guerres de Louis XIV, l'armée française réquisionnant rations et fourrages (1693).

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Notes  flèche


[9]  Document réalisé à partir d'une plaque photographique du début du XXe s. par suppression des dépendances ajoutées aux XVIIIe et XIXe s. et qui sont actuellement visibles, en perspective, entre la tour-porche et la tour du XIIe s.  Les arbres qui ont été plantés au XIXe et XXe siècles le long des douves ne permettent plus de réaliser cette prise de vue.  flèche

[9-1]  Baie : en architecture, ouverture pratiquée dans les murs ou la charpente d'un édifice pour y mettre une porte ou une fenêtre. (Définition du CNRTLflèche

[10]  Article sur l'Abbaye de Flôneflèche

[11] Les autres grandes pédagogies (collèges) de Louvain sont, à l'époque, celles du Château, du Lis et du Faucon. retour au texte 

[12] Françoise Mirguet et Françoise Hiraux, Collection de cours manuscrits de l'Université de Louvain. Catalogue analytique, Bruylant-Academia, 2003, p. 24. retour au texte 



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Asbl Syndicat d'Initiative d'Hermalle-sous-Huy (La Rawète) dans la Ferme Castrale de Hermalle-sous-Huy